
Tout commence le soir du nouvel an. Personne dans les trains. J’arrive à Paris vers 22h. On va se faire un Mc Do devant la Gare du Nord avec Loops mon (tour) manager.
Charlie se pointe vers 23h30 mais impossible d’aller pioncer sans jouer au « flunch ». Un jeu dont seul Charlie a vraiment compris les règles, ce qui fait qu’on se fait plumer à chaque fois! (Le seul dont l’explication des règles est plus longue que le jeu en lui-même) Mais ça rigole bien et puis ces deux-la je les adore, alors je pourrais jouer jusqu’au bout de la nuit sauf que le lendemain le tournage débute à 7h du mat alors au pieu,mon vieux!
Jour 1: on découvre le ranch où le clip va se tourner en partie. Parce qu’autant vous le dire tout de suite, le clip de « dusty men » c’est un Western! Une chasse à l’homme entre le Shérif Wiston (impressionnant vous verrez! ) et le bandit Saule.
L’équipe a l’air bien cool. Marlene, la costumière ne lâche rien et a coups de ciseaux, de gaffa sur ma ceinture et autres bidouillages, elle arrivera à costumer le géant.
Les scènes se font en extérieur aujourd’hui. Débuteront le matin avec Charlie, qui Tel Robert Redford, murmurera à l’oreille des cheveaux toute la journée. C’était touchant de le voir affronter sa peur en causant avec le cheval. Il lui tapotait le cou comme pour lui dire: eh mon gros, moi aussi j’ai les foies, alors on passe un deal, on se décontracte tous les deux et le tournage se passera trankilou ». Et ça a marché nom de nom!
Le soir, je finirais ma scène devant un feu au milieu de la forêt. C’est génial de jouer les cow-boys. Je me dis que tous ces acteurs de Clint à Terence Hill (voir l’incroyable « mon nom est personne » de Sergio Leone) ont du prendre leur pied à tourner ces épopées du far-west!
L’originalité de ce clip c’est, je pense, de rentrer dans les clichés du genre tout en les détournant. Comme par exemple, ce duel entre Charlie et moi mais dans le brouillard au milieu d’une prairie déserte.
Jour 2: on caille !!!
Le tournage débute à 6h45. Le temps de tailler la route sur le lieu du duel, tout installer et boum, on commence!
Il pleut légèrement mais c’est surtout le froid qui nous gagne. Par contre, a voir les images dans le moniteur, ça en vaut vraiment la peine. Ça a bien de la tronche !!!
Chapeau bas d’ailleurs à toute l’équipe de « chez Eddy » (la boîte de prod Parisienne) les gens y sont hyper cools et vraiment pro. Ils sont quand même 35 personnes sur le tournage avec les figurants, danseuses etc…
La journée se terminera vers 22h. Le pauvre Charlie est tombé malade dans l’aprem. Il me sidère a chaque fois! On l’amene sur le plateau, il est vraiment mal. Il vacille, il est au bout et je le vois.
Le barman fait tomber une rangée de bouteilles en verre du bar. « Coupez! »
Je lui demande: Charlie, are you ok?
Lui me répond: no, but it waś funny! (En parlant des bouteilles renversées)
Mais dès le « action », c’était dingue de le voir rentrer dans son personnage de cow-boy et de terminer ses 3 dernières scènes malgré son état.
Encore une claque! Comme disait le sergent Garcia chaque fois qu’il voyait´Zorro: il est vraiment trop fort!